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Une appréhension de la réalité sub specie hominis, d'un point de vue strictement humain : Eugenio Garin caractérise en ces termes la pensée de la Renaissance, comme une humanisation de l'approche de la réalité "en termes de liberté, de volonté et d'action". Cela ne signifie pas que le pragmatisme est le dernier mot de l'humanisme, ni que l'homme est la mesure de toutes choses, mais que notre conn...(Lire la suite)

Quand, en 1938, au cri de "Penser nous devons", Virginia Woolf exhorta les femmes à résister à leur assimilation "dans la procession des fils des hommes cultivés", elle ne pouvait pas imaginer qu'à peine trente ans plus tard les interventions féministes sur les savoirs scientifiques allaient non seulement prolonger la lutte pour l'égalité d'accès au savoir, mais inaugurer une critique approfondie...(Lire la suite)

Lorsqu'en 1929 John Dewey (1859-1952) publie La Quête de certitude, il se tient à un moment déterminant de sa trajectoire : il a, depuis le début des années 1920, fait successivement paraître Reconstruction in Philosophy (1920), Human Nature and Conduct (1922), Experience and Nature (1925). Cette séquence traduit l'effort hors du commun que produit alors le philosophe pour donner à sa pensée tou...(Lire la suite)

Les intellectuels, c'est bien connu, sont assez souvent enclins à la grandiloquence. Ils aiment les grandes phrases, les propositions définitives et par-dessus tout la critique. Leur légendaire "sens du problème" paraît même leur interdire de découvrir des solutions simples aux questions que tout le monde se pose. Karl Popper se singularise ainsi par son mépris pour l'intellectualisme et les quer...(Lire la suite)

Ce recueil d'écrits de Francisco Varela couvre l'ensemble de son oeuvre, de la biologie théorique à l'éthique, en passant par la théorie de la connaissance et la philosophie de la conscience. Il donne à voir pour la première fois l'extraordinaire cohérence d'une pensée dont le point de départ est une théorie de l'être vivant comme " unité autopoïétique", c'est-à-dire comme un système capable de s...(Lire la suite)

C'est l'aptitude à apprendre une langue qui constitue un patrimoine commun à tous les membres de l'espèce humaine ; telle est l'idée fondamentale que je développe dans ce livre. La nature et la société sont souvent considérées comme antagoniques. Or, pour ce qui se rapporte aux langues, elles fonctionnent ensemble. [...] Si, de façon récurrente, les scientifiques négligent dans leur travail des f...(Lire la suite)

Comment connaît-on ? Comment la connaissance empirique, sensible, qui constitue notre savoir naturel premier, s'élabore-t-elle et comment est-elle exprimée par un langage ? S'éloignant de Wittgenstein ou Carnap, face à une logique qui se préoccupe alors peu de linguistique, une épistémologie qui évite la syntaxe et une philosophie qui ne veut pas se pervertir, Bertrand Russell juge que l'incidenc...(Lire la suite)

La science est toujours présentée à travers ses succès. La situation, pourtant, se révèle être un peu plus complexe. Littéralement parlant, toutes les théories sont fausses. Elles seront un jour remplacées par de meilleurs modèles qui, bien souvent, feront table rase des concepts passés.  A la base de ces révolutions, magnifiques et inquiétantes, se trouvent les anomalies. Elles s'immiscent par e...(Lire la suite)